«L'Occident n'a pas encore compris que les Blancs, dans un monde devenu trop petit pour ses habitants,
sont maintenant une minorité et que la prolifération des autres races condamne ma race, notre race,
irrémédiablement à l'extinction dans le siècle à venir.»
Jean Raspail

jeudi 20 mai 2010

Sétif, 8 mai 1945

"Les rues de Sétif sont encore en proie au massacre que déjà des émissaires gagnent le bled en taxi pour y annoncer le déclenchement de la révolte. A Sillègue, un musulman avertit à temps l’adjoint spécial qui va prendre son revolver. L’émeute éclate partout dans la localité et les habitants n’ont qu’une ressource : se barricader chez eux. Le pillage commence. Les maisons sont attaquées à coups de hache, on y met le feu. L’affaire dure des heures. Trois morts sont découverts, affreusement mutilés. Des femmes sont violées.

Sur la route, près d’El-Ouricia, l’abbé Navaro, aumônier militaire, circule à motocyclette. Une balle de revolver le fait tomber. Horriblement mutilé, il succombe à ses blessures. Aux Amouchas, l’administrateur Rousseau et son adjoint, ainsi qu’un gérant de ferme, sont assassinés.

A Ain-Abessa, un millier de musulmans attaquent le village. A Lafayette, les émeutiers envahissent les maisons particulières, les pillent. Les habitants se défendent comme ils peuvent, parfois aidés par leurs employés musulmans. Au centre de colonisation de Périgotville on comptera 14 morts dont deux tirailleurs français, Hartman et Poissonnet. 40 fusils, 10000 cartouches sont volés au bordj administratif !

Voici un rapport officiel : "…Un des forcenés, un tailleur de Périgotville, Ben Mihoub Raoues, mettant en joue le receveur des postes avec un fusil volé à la commune, l’abattit froidement, malgré les supplications de Mme Sambin qui, un bébé dans les bras, tentait, mais en vain, d’apitoyer le bandit. La cave était pleine d’émeutiers, la malheureuse mère ne put voir ce qui se passait un peu plus loin, mais soudain elle entendit cinq coups de feu. C’était son fils Pierre, âgé de 11 ans, qui tombait sous les balles d’un autre assassin, Guerfi Mohammed.

Bien qu’atteint de 5 projectiles à la poitrine, l’enfant eut la force de se traîner chez un voisin et de dénoncer celui qui avait tiré sur lui. Il le connaissait bien, c’était l’écrivain public du village qu’il voyait chaque jour devant la poste." (Acte d’accusation des assaillants du bureau de poste de Périgotville.)

Le village de Chevreul a été fondé en 1898. Les terres y sont de bonne qualité. Quatre gendarmes à cheval veillent sur l’ordre. Ici, on ignore les événements de Sétif et on danse pour fêter la Victoire. Aux premières heures du 9 mai, on entend des coups de feu, des jets de pierres sur les maisons. Quelques habitants organisent une patrouille mais ne découvrent rien. Au petit jour, lors d’une deuxième ronde, ils constatent, près d’une maison cantonnière, que les fils téléphoniques sont coupés.

Entendant arriver les émeutiers, M. Grousset, sa femme et sa fille tentent de se réfugier dans l’habitation d’un de leurs ouvriers musulmans. Ils n’y parviennent pas et se cachent dans un bosquet où ils sont découverts. M. Grousset, qui est sans arme, supplie qu’on épargne les siens. On lui lie les mains, on l’assomme à coups de bâton, on l’achève à coups de feu. Les deux femmes sont violées par une centaine d’hommes et ramenées chez elles avant d’être achevées à leur tour.

A 7 heures du matin, plus de 3000 musulmans se précipitent sur Chevreul et assiègent la gendarmerie. Il n’y a que 12 hommes armés à l’intérieur, y compris les gendarmes. La porte est enfoncée, le vestibule envahi. Femmes et enfants se réfugient au premier étage. C’est presque le corps à corps. Soudain, on ne sait pour quelle raison, les assiégeants se retirent. Puis ils reviennent apportant du fourrage, ils répandent de l’essence dessus et y mettent le feu. De la gendarmerie on entend les hurlements des Français qui n’ont pas pu se mettre à l’abri, les you-you des femmes musulmanes qui excitent les émeutiers. A la chapelle les statues sont décapitées, l’autel saccagé. Une femme de 83 ans est violée..."

Claude Paillat. Le guêpier. 1969

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